Du 17 au 30 juin 2026, la Galerie Abraxas propose une exposition autour de l’histoire et du patrimoine médiéval du village de Sainte-Colome.
Un peu d’histoire…
« Qu’il soit connu de tous, présents et à venir, que moi, Gaston, vicomte de Béarn, ai donné ce lieu nommé Mifaget à une maison de Dieu et un hôpital pour le soin et le service des pauvres ; j’ai donné aussi la plaine et le bocage d’alentour, autant que besoin en sera, à la maison de Dieu et hôpital avec toute liberté d’y travailler, d’y conduire les troupeaux et d’y faire ce qui sera nécessaire. Et pour que le lieu soit franc et les habitants libres, j’ordonne qu’il n’y ait personne qui ose y faire quelque chose contre l’utilité des habitants. J’ai fait ce don pour le salut de mon âme, de mon père, de ma mère, de toute ma parenté, en présence du Seigneur Gui évêque de Lescar et du seigneur Roger évêque d’Oloron ; présents aussi et consentants les habitants de Sainte-Colome et Louvie (Sancta Columba et Lupéria) d’Arros et d’Asson, moi Télèse vicomtesse, je confirme ce don et moi, Centulle, leur fils je le confirme. Sont témoins de la donation Gui, évêque, Roger, évêque, Fortaner de Domy, Fortaner d’Escot, Raymond Garcias de Gabastan, Raymond Arnaud de Coarraze et Arnaud de Laruns… »
Le village de Sainte-Colome est donc cité en 1110, dans la charte de fondation de l’église et hôpital de Mifaget, au chapitre IV des « Chroniques du diocèse et du pays d’Oloron ». Mais les traces de présence humaine attestées sur le site remontent à « la nuit des temps » préhistoriques, avec une grotte ornée de gravures au S0 du village, dont les occupations magdaléniennes ont été datées à – 19000 ans. Un nucleus et d’autres pierres taillées provenant des fouilles du préhistorien Georges Laplace sont au musée d’Arudy.
Le nom même du village, Sainte-Colome, déformation de Sainte-Colombe, peut avoir des relations avec Sainte Colombe de Sens. D’après l’abbé Brullée, cette sainte serait née en Espagne d’une famille royale mais païenne, qu’elle quitta à seize ans pour venir dans les Gaules et embrasser le christianisme, en même temps que saint Augustin. Elle traversa les Pyrénées et fit jaillir, par sa prière, une source près d’Hagetmau dans les Landes, où un village porte son nom, puis fut baptisée à Vienne, en Dauphiné. De là elle se rendit à Sens, où elle mourut martyrisée avec une vingtaine d’autres chrétiens, sur l’ordre d’Aurélien, le 31 décembre 274.

