Jusqu’au 16 juin 2026, la Galerie Abraxas expose les œuvres de Bob LOYOLA, Evy KIESECOMS et Thibaud Moulia.
Bob LOYOLA
Fidèle à l’enfant qui s’inventait des jeux et des mondes imaginaires, Bob Loyola poursuit sa réinvention du monde au fil de ses trouvailles ; à partir de matériaux glanés au bord d’un gave, de branches choisies en forêt, ou d’éléments industriels détournés de leur fonction première, il coupe, sculpte, cloue, assemble, soude, patine et peint, jusqu’à donner forme à un univers de créations esthétiques, ludiques ou poétiques, mais qui peuvent être aussi utilitaires, où ne pas l’être, si tant est qu’un objet de contemplation n’a pas d’utilité…
« Il faudrait se laver les yeux entre chaque regard » disait le grand cinéaste japonais Kenji Mizoguchi ; Bob Loyola, lui, nous donne à voir en offrant son regard sur des fragments du monde naturel, ou des objets manufacturés, qui semblent l’avoir attendu pour, dans ses mains, entrer en métamorphoses.
Evy KIESECOMS
Née en Belgique en 1979, Evy a fait des études de « Restauration et conservation de céramiques » à l’Académie Royale d’Anvers, au contact des créations du patrimoine, qu’il s’agit de préserver et transmettre. Puis sa rencontre avec l’artiste Joshu Genku l’a engagée dans sa propre aventure créative, dans un monde de possibilités infinies, celui de la céramique, qu’elle n’a depuis lors cessé d’explorer.
Parmi les différentes pratiques entre lesquelles elle aime à naviguer, pour reprendre ses propres termes, « le raku tient une place spéciale ; une technique de cuisson dont l’origine remonte au Japon du XVIe siècle et selon laquelle une pièce, cuite un temps bref à température élevée (950°), est ensuite retirée du four présentant un effet craquelé surprenant. Ce côté inattendu et imprévisible me parle beaucoup, ainsi que la collaboration harmonieuse des éléments de la nature : l’eau, le feu, la terre, l’air. Le vent qui passe ou une goutte qui tombe laissent leurs traces. »
Au Japon, un bol à thé apparemment plein de défauts invite à la médiation, et dans l’art d’Evy, il y a un voyage à la recherche de soi-même, d’un ailleurs qui peut être lointain, mais semble dans le même temps si proche, ici et maintenant.
Une part de son voyage vous est offerte ici, sous les multiples formes de ses créations de terres et de feu.

